“Dacă dintr-un Amfiteatru te ascultă un student, să fii mulţumită; dacă după ani, te recunoaşte şi te salută, să fii de-a dreptul fericită “

Teodor Boşca, profesor Univ.Cluj şi poet

Cu această frază-sfat în minte, mi-am început cariera de dascăl – asistent universitar de limba franceză – în 1968 la Institutul Pedagogic de 3 ani din Oradea unde am fost angajata la recomandarea – despre care am aflat mult mai tarziu – distinsului meu profesor, Vasile Fanache de la Universitatea din Cluj. Între 1968- 1971 am lucrat la acest Institut. În anul universitar 1971-1972 –  asistent tiular la Institutul Pedagogic din Piteşti. Din 1972 – la catedra de Limbi straine de la Academia de studii Economice din Bucureşti. În toamna anului 2009, am decis să mă retrag de la clasă, socotind că 41 de ani de experienţă mă îndestulează şi mă îndreptăţesc la o “retrospectivă”. Nicidecum la o auto-evaluare, pentru că ar fi o prea uşoară treabă, din moment ce notele sunt la îndemâna mea ca la orice dascăl şi/iar iubirea de “mine” nu m-ar lăsa să-mi acord decât notele din vârful scalei. Piatra de încercare rămâne asadar: “dacă după ani, te va recunoaşte un student şi-ţi va da bună ziua.” Aşa că acum, mă aflu într-o perioadă de … aşteptare….

« et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter

Si l’oiseau ne chante pas

C’est mauvais signe

signe que le tableau est mauvais

mais s’il chante c’est bon signe

signe que vous pouvez signer

Alors vous arrachez tout doucement

une des plumes de l’oiseau

et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau »

Jacques Prévert – Pour faire le portrait d’un oiseau

Primul pas, îl voi face EU. Ca fostă studentă la Universitatea din Cluj, cea dintâi REVERENŢĂ, o fac dascălilor mei     Teodor BOŞCA ( 1987) şi Vasile FANACHE.

« La Fontaine au Carrefour des routes »

motto: Qu’il est triste d’acheter l’eau pour boire !

Creuser des fontaines est un acte spécifiquement humain, commun à tous les peuples. Mais chacun « construit » ses fontaines, à son image.  A chaque pays, à chaque peuple revient le mérite de l’originalité de l’emplacement, de l’architecture, de l’ornementation. On pourrait y reconnaître, un reflet de l’expérience, de l’attitude du constructeur – individuel ou collectif – manifesté envers ses semblables.

En Roumanie, excepté les fontaines du périmètre des fermes, on retrouve nombre de fontaines communes à la cour et à la route. Il n’y a plus de propriétaire unique de la fontaine, le maître de la ferme faisant don de l’eau à tous ceux qui en ont besoin.

Les fontaines, on les retrouve chez nous, très souvent, au carrefour des routes. Oeuvre d’un constructeur anonyme, ces fontaines, équipées d’un seau et d’une tasse, offrent l’eau à tout passant voulant se désaltérer.

Placée dans des endroits appartenant à tous, la Fontaine roumaine semble être là depuis toujours, partie intégrante d’une nature autrement incomplète. Elle n’est plus perçue comme un ouvrage de la main de l’homme: c’est une création de son âme, de son esprit.

Véritable offrande d’eau, elle devient chez nous, une immanence de la nature.

Nous aimerions bien vous accueillir chez nous, pour vous faire boire de l’Eau de Notre Fontaine.

Maria Dipşeextrait de l’étude: L’Eau, Mythe et réalité dans la littérature populaire roumaine – présentée au Colloque international “L’EAU, MYTHES ET REALITES“,  Dijon-France, novembre 1992